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Notre métier

Ambulancier en France

Ambulancier en France

Conduire et accompagner, transporter et surveiller, tranquilliser et prendre en charge, l’ambulancier ne se contente pas d’être au volant d’un véhicule. Rassurant et discret, il est l’un des premiers à prendre soin des patients, en urgence ou pas.

L’ambulancier prend en charge et transporte des patients valides, blessés, malades, handicapés ou âgés, vers les hôpitaux, les centres de soins, les maisons de retraite. Et ce de manière prévue, sur rendez-vous, ou imprévue, en urgence.

Après avoir brancardé et installé le patient dans le véhicule, l’ambulancier prend le volant et veille tout à la fois, au confort et à l’état de santé de la personne transportée.

Aussi, en cas de nécessité, doit-il savoir réaliser les gestes de premier secours.

 L’ambulancier peut exercer son métier dans différentes structures :

  • Une entreprise privée de transport sanitaire
  • Un établissement de soins disposant d’un service de transport sanitaire comme les centres de rééducation, les cliniques,
  • Un hôpital du secteur public.

 

Responsabilités administratives et entretien du véhicule.

Dans la plupart des cas, l’ambulancier est responsable de l’entretien du véhicule : vérification des pneus, des phares, carburant, etc…

Les tâches administratives : formalités d’admission en établissement de soins pour le patient, « dossiers transports » pour l’assurance maladie, facturation et encaissement, sont également assurées par l’ambulancier.

Bien avant les Sapeurs Pompiers

Historique

Le métier d’ambulancier est très ancien car dès l’antiquité, au VIème siècle un corps de cavaliers romains était chargé d’évacuer les blessés lors des combats.

Au XVIème siècle, lors des guerres de religion, pendant le règne d’Henry IV, l’armée inventa les premières ambulances : les caisses d’artillerie, tirées par des chevaux et qui amenaient les munitions, servaient ensuite au transport des blessés quand elles étaient vides. Des soldats étaient donc affectés au relevage et au transport des blessés.

Deux siècles plus tard, en 1794, le chirurgien militaire Dominique Larrey crée les premières « ambulances volantes » qui accompagnaient les soldats jusque sur le champ de bataille et prenaient immédiatement en charge les blessés. Il s’agissait de voitures à chevaux transportant deux à quatre blessés et permettant leur évacuation vers l’arrière pour y être soignés.

Quelques années après, un autre chirurgien militaire, Pierre-François Percy fut à l’origine du concept d’ambulance médicalisée : il créa un corps de « chirurgie mobile ».

Les caissons d’artillerie de type  « wurst »  furent transformer en ambulance tout en transportant  rapidement jusqu’aux soldats blessés un chirurgien, des infirmiers et du matériel de secours. Larrey et Percy sont à l’origine de la création des brancardiers militaires, en 1813. Ils se servaient d’un brancard démontable dont chaque hampe était constituée par la lance d’un brancardier-soldat dont le shako (couvre-chef militaire) contenait du matériel de premier secours.

Dés 1830, le docteur Hyppolite Larrey mit en œuvre le concept de son père pour les civils blessés sur la voie publique.
Paris se dota en 1881, à l’initiative du Dr Henri Nachtel et de Victor Hugo (conseillers municipaux), d’un service d’ambulances hippomobiles médicalisées par des internes de l’Hôtel Dieu pour le transport des blessés sur la voie publique et des malades contaminés par la variole, ancêtres des SMUR d’aujourd’hui. Ce sera le service des Ambulances Municipales.

En 1941, l’Assistance Publique met en œuvre le service des Ambulances des Hôpitaux de Paris. C’est également à cette époque que se créent les premières sociétés privées de transport de malades. Le métier d’ambulancier privé est né.

La loi du 10 juillet 1970 précisera les premières règles organisant cette profession.

Le 26 mars 1973, est créé le Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA) et le 27 mars l’Agrément des Entreprises de Transports Sanitaires.
C’est cette même année que la Croix Bleue à six branches appelée « Croix de Vie » devient le signe distinctif des entreprises d’ambulances agréées.

La loi de janvier 1986 sur l’aide médicale urgente et les transports sanitaires, modifiée pour la dernière fois en 2004, ainsi que le décret de novembre 1987 sur l’agrément des transports sanitaires terrestres modifient les dispositions contenues dans la loi de 1970.

La formation

Le premier programme des études conduisant au CCA est seulement publié le 21 mars 1989 (soit 16 ans après la création du CCA) et sera revu en mai 2001.

L’arrêté du 26 janvier 2006, modifié le 18 avril 2007, remaniera en profondeur le programme de formation des études et créera le diplôme d’ambulancier. Ce diplôme deviendra un diplôme d’état par le décret du 30 août 2007 (voir annexes). Il est délivré par la DRASS à l’issue de la formation et de la réussite à l’ensemble des épreuves de validation.

Actuellement, pour accéder à la formation, le futur professionnel doit passer des épreuves de sélection dans un institut de formation d’ambulancier (liste en annexe).

Pour pouvoir se présenter à ces épreuves, la personne doit :

  • s’être préinscrit dans la formation ;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur et en état de validité ;
  • fournir l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route ;
  • fournir un certificat médical de non-contre-indications à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomoteurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…) ;
  • fournir un certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France ;
  • fournir l’attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé (AFPS, AFPSAM, CFAPSE, PSC1, PSE 1 ou 2).

Aucun diplôme n’est exigé pour se présenter aux épreuves de sélection.

Les épreuves de sélection comprennent une épreuve d’admissibilité (comportant un stage de découverte de la profession de 140 heures et une épreuve écrite) et une épreuve orale d’admission.

L’épreuve écrite, notée sur 20, comporte un sujet de français et un sujet d’arithmétique :

a)  Le sujet de français du niveau du brevet des collèges doit permettre au candidat à partir d’un texte de culture générale d’une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre sanitaire et social, de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum.
Cette partie est notée sur 10 points et a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite du candidat. Une note égale ou inférieure à 2,5 est éliminatoire.

b)  Le sujet d’arithmétique porte sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calcul.
Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat. Elle est notée sur 10 points. Une note égale ou inférieure à 2,5 est éliminatoire.

Sont déclarés admissibles, les candidats qui remplissent les conditions suivantes :

  • avoir validé le stage de découverte (ou en être dispensé réglementairement);
  • avoir obtenu une note égale ou supérieure à 10 sur 20 points à l’épreuve écrite, sans note éliminatoire à l’une des deux épreuves (ou en être dispensé réglementairement).

L’épreuve orale d’admission (sauf dispense réglementaire), notée sur 20 points, d’une durée de 20 minutes maximum est évaluée par un jury, elle est notée sur 20.

Elle a pour objet :

  • à partir d’un texte de culture générale du domaine sanitaire ou social d’évaluer la capacité du candidat à comprendre des consignes, à ordonner ses idées pour argumenter de façon cohérente et à s’exprimer (noté sur 12) ;
  • et d’évaluer lors de l’entretien avec le jury, la motivation du candidat, son projet professionnel ainsi que ses capacités à suivre la formation (noté sur 8).

Une note inférieure à 8 sur 20 à cette épreuve est éliminatoire.

Le Programme de formation

La formation conduisant au diplôme d’état d’ambulancier comprend 630 heures au total dont 455 heures de formation théorique (13 semaines) et clinique en institut et 175 heures de stages (5 semaines).

L’enseignement en institut comprend huit modules, dispensés sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés, de travaux de groupe et de séances d’apprentissages pratiques et gestuels.

Les modules de formation

Correspondent à l’acquisition des huit compétences du diplôme :

  • Module 1 : dans toute situation d’urgence, assurer les gestes adaptés à l’état du patient ; 3 semaines (105 heures).
  • Module 2 : apprécier l’état clinique d’un patient ; 2 semaines (70 heures).
  • Module 3 : respecter les règles d’hygiène et participer à la prévention de la transmission des infections ; 1 semaine (35 heures).
  • Module 4 : utiliser les techniques préventives de manutention et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation (cf. note 1) des patients ; 2 semaines (70 heures).
  • Module 5 : établir une communication adaptée au patient et à son entourage ; 2 semaines (70 heures).
  • Module 6 : Assurer la sécurité du transport sanitaire ; 1 semaine (35 heures).
  • Module 7 : rechercher, traiter et transmettre les informations pour assurer la continuité des soins ; 1 semaine (35 heures).
  • Module 8 : organiser les activités professionnelles dans le respect des règles et des valeurs de la profession ; 1 semaine (35 heures).

L’enseignement en stage est réalisé en milieu professionnel dans le secteur sanitaire, en établissement de santé et en entreprise de transport sanitaire.

Ils sont réalisés dans les structures suivantes :

  1. Service de court ou moyen séjour : personnes âgées ou handicapées, pédiatrie ou rééducation fonctionnelle : 1 semaine.
  2. Services d’urgence : 1 semaine.
  3. SAMU ou SMUR avec passage en salle d’accouchement si possible ou stage optionnel supplémentaire en service d’urgence : 1 semaine.
  4. Entreprise de transport sanitaire : 2 semaines.

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Ambulancier en Europe

Ambulancier en Europe

Ou en sommes nous en Europe…?

Les français sont à la traine !

l’ambulancier  Comparatif de formation :

FRANCE :
Tout sur le diplôme Français est la en détail.  malgré une refonte en 2007, notre formation reste une des moins performante qui soit..

Toutefois il existe des « territoire d’exception.. Par exemple, la Nouvelle Calédonie qui en fait n’est pas un département Français mais un territoire. De ce fait, les lois sont différentes et les niveaux requis également.

Par exemple  pour être ambulancier sur le « cailloux », il suffit d’avoir le CFAPSE (diplôme Calédonien) il est vrai que là bas la profession a des difficultés pour recruter…. cela est sûrement dû aux conditions qui sont encore pires que celles que l’on rencontre en Métropole.

D’ailleurs, le Gouvernement vient d’abroger le CCA : (délibération du 20 janvier 2009)
.../.. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a abrogé la délibération portant création  du certificat de capacité d’ambulancier. Il s’agit de prendre en compte les difficultés à recruter du personnel de qualité dans cette profession. Les modifications portent sur les voies d’accès à cette formation. Ainsi trois années
d’expérience professionnelle, à la date d’inscription, seront nécessaires pour accéder à une formation de courte durée. Par ailleurs, une nouvelle voie d’accès à la capacité est réservée aux ambulanciers actuellement en exercice et pratiquant cette profession depuis au moins 8 ans sur les 10 dernières années. Il s’agit là d’une première phase, dans l’attente, courant 2009 de la mise en place d’un diplôme d’ambulancier reconnu au niveau national…/..
voir ici le document officiel.

ALLEMAGNE:
–  EMT-B (prise en charge basique) 520h/1an
–  EMT-P (prise en charge paramédicale ou médicale) +: 2ans.

BELGIQUE:
– On les appelait jadis des ambulanciers. Ils sont maintenant devenus des techniciens ambulanciers paramédics. La profession Belge, au fil des ans, a vécu une énorme évolution. les responsabilités des techniciens ambulanciers paramédics ne cessent d’augmenter.
EMT Emergency Medical Technician (prise en charge basique).  120h + 40h(stage) et recyclage 24h/an Obligatoire. La profession de secouriste-ambulancier fait l’objet d’une législation depuis décembre 2008 (elle est entrée en vigueur trois ans après)

Pour exercer la profession de secouriste-ambulancier dans le cadre de l’aide médicale urgente, il faut être titulaire d’un brevet délivré par un centre de formation et de perfectionnement (il en existe un par province). Ce brevet est valable 5 ans et est délivré au terme d’une formation initiale de 160h au minimum (80 h de cours théoriques, 40 h d’exercices pratiques et 40 h de stage). Les candidats disposent de deux tentatives pour réussir les épreuves d’évaluation. Une fois titularisé, le secouriste-ambulancier doit suivre une formation permanente de 24h chaque année. Il est réévalué tous les 5 ans.
LUXEMBOURG :
L’équipage d’une ambulance qui se compose de trois secouristes-ambulanciers volontaires est appelable via un système de pager et suivant un programme préétabli de garde. Plus d’info sur ce document (.pdf de  1 655 Ko)
Le corps des ambulanciers et des sauveteurs se compose d’agents bénévoles qui se recrutent dans toutes les couches de la population. les volontaires doivent être âgés de 16 ans au moins.

IRLANDE
En 2005, se crée une autorité nationale (Health Service Executive) et divisée en quatre régions. Le Service des ambulances devient un service national sous les ordres du Chef Executive du HSE et non plus d’un hôpital local.  En 2006, c’est la reconnaissance du métier d’ambulancier comme une Profession et l’ ouverture du Registre National des Acteurs en Soins Extrahospitaliers ; tout EMT signataire de la Charte est appelé Paramedic.

D’autres niveaux sont ensuite créés  pour les Advanced Paramedics et autres secouristes (Pompiers, Gardes-côtes, volontaires de la Sécurité Civile et de la Croix Rouge, secouristes civils, … La formation:
– « Emergency Medical Technician », (formation de base), est de 8 mois, accréditée par l’Ecole de Médecine du Collège Universitaire de Dublin
– « Advanced Paramedic »: Cette Formation est de 9 mois. Cette formation est ouverte aux EMT/Paramedics avec au minimum 3 ans d’expérience,après une sélection nationale.

SUISSE:

Une des meilleurs formation d’Europe.. voir au monde avec celle des Etats Unis.. La profession ambulancière est sur deux niveaux, le technicien (matériel, conduite, anticipation) et l’ambulancier IAS/CRS/ES équivalent du « paramedic »américain. (voir plus bas)

Quelques professions parallèles existes : le samaritain et l’auxiliaire de transport. Il est très  possible d’ intégrer une formation de paramédic en suisse, mais… elle n’est pas reconnue en France. Voir ICI

La situation dépend des cantons. Les premières lois sur l’équipement des ambulances et la formation des ambulanciers datent de la fin des années 1980 (cantons de Bâle, du Tessin, de Genève).

Dans le canton de Genève, la loi a été votée en 1987. La formation comprenait 900 h de cours et de stages pour des ambulanciers déjà en activité, en alternance sur trois ans, et a permis d’instaurer une base commune pour l’ensemble des partenaires du système de secours sanitaire.

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